Y AVAIT-IL TROP DE MOTS DANS LE J'ACCUSE DE ZOLA ??!!!!!
Le formatage du nombre de caractères maximal d'une critique sur allociné ne permettant pas au Juste de défendre un chef-d'œuvre injustement calomnié, il fallait bien accaparer un peu d'espace de ce blog pour y poster ce plaidoyer visiblement trop "approfondi" pour certains fasciste de chez vous savez qui:
Humains fait l'effet d'un coup de poing en pleine face dans un paysage cinématographique Français décidément bien morne.
En renouant avec la maestria des films hexagonaux des années Truffaut et Rhomer, tout en inscrivant leur démonstration filmique à la pointe de la modernité grâce à un style nerveux -inspiré de ce qu'il se fait de mieux de l'autre coté de l'atlantique- les réalisateurs ont accouchés d'une œuvre métisse géniale.
Le brio de la mise en scène pourrait être qualifié de post-Nouvelle Vague, tant les faux raccords audacieux rappellent un Godart au top. ici, par exemple, c'est un cri remplit d'effroi qui vient faire la transition entre deux plans d'apparence discordante, laissant le spectateur déboussolés, tout ceci dans le but d'exacerber le lien d'empathie qui s'est crée avec nos héros, eux même complètement paumés. Lien largement facilité par un casting impeccable et une direction d'acteur admirable. Laurànt deutsch s'émancipe ici des rôles de fluets, qui ne lui ont que trop collé à la peau, pour nous offrir une prestation plus mature, qu'il magnifie par son interprétation tout en puissance. C'est une véritable mise en abime avec son personnage dans le film, qui de garçonnet malingre et hypocondriaque, deviens homme par la force des choses.
Le scénario est axé horreur, mais loin d'être un simple prétexte, un divertissement facile, le genre est poussé dans ses ultimes limites, ouvrant la voie vers une réflexion sur notre voyeurisme morbide. Humains ne se limite toutefois pas à ce thème, puisque les questionnements de l'homme sur son identité, son passé et ainsi son devenir, sont soulevés.
De plus, le film nous livre un fort message écologique que ne renierais pas un Nicolas Hulot.
Je ne vous en dirais toutefois pas d'avantage, de peur de vous gâter le premier visionnage (car nul doute que le cinéphile avertit se replongera avec délice dans ce chef-d'œuvre d'une densité peu commune).

























